A la Grenotte en mars, il y a la neige. Alors on y vient par le chemin et en raquettes c'est plus facile qu'à pied. C'est 300 mètre "nature" avec en plus le paysage à voir, et tout le monde apprécie.

La Grenotte n'ayant pas de salle de stretching, le matin, nous allons Aux Rousses, au Centre Sportif où nous avons la place, la lumière et les miroirs pour stretcher. Le 3ème jour, Cath. une sportive jurassienne qui n'a pas peur de l'effort nous dit : "Je ne comprends pas pourquoi il n'y a pas plus de monde en stretching, tout le monde devrait en faire". Certes. Mais il faudrait que passe un sacré vent de conscience dans les foules sportives pour que l'on admette que le corps ne se consomme pas.

Et la neige, nous, on ne la consomme pas. On la déguste en raquettes. Au bord du lac, vers "La petite Laponie", au milieu des bosquets de boulots et du lac gelé on se croirait dans le Grand Nord. Dans la combe suisse au dessus de La Cure, c'est vaste et tranquille. En montant à la Grande Grand, on se pose souvent pour regarder, souffler, et même si là-haut la brume nous cache le Léman, on est tout content. Coté France, c'est superbe.

Comme il faut bien que la neige tombe un jour, jeudi elle grise le ciel. Alors nous filons vers Lajoux où juste un petit tour en raquettes nous rappelle que la neige mouille aussi. D'ailleurs ça ne prend la tête à personne, on fait simplement mini-rando et on en profite pour visiter la layetterie. Une authentique fabrique de meubles à tout petits tiroirs, en sapin du Jura évidemment. Et plus loin à Lamoura je découvre que les vaches sont à l'origine du plastique. Enfin pas vraiment elles, les Jurassiens toujours adroits, pleins d'idées et novateurs fabriquent depuis plus d'un siècle du plastique avec la caséine du lait.